Mercredi 5 décembre 2007
3
05
/12
/Déc
/2007
06:25
Aujourd'hui, il faut admettre que l'heroic fantasy, c'est à la mode. Et oui, qui n'a pas vu ou entendu parler des adaptations au cinéma du
Seigneur des Anneaux, de Harry Potter, des Chroniques de Narnia et toute la bande ? Impossible de passer à côté. Et il faut aussi admettre que les réactions
habituelles, c'est :
"OUAAAHHH!!! Il est trop bôôôôô Legolaaaaas!!"
(imaginez les yeux de merlan frit...)
ou
"Aragorn, il a trop la classe, ce mec."
et enfin
"Ouais, l'heroic fantasy, c'est bien, parce qu'il y a tout plein d'effets spéciaux. Et puis, heureusement que ça sort en film, parce que moi,
j'aime pas lire, et un livre de plus de 300 pages...Quoi? Pas UN livre? Trois livres pour Le Seigneur des Anneaux? ....Euh...Le ciné, c'est trop d'la balle!!"
Alors, oublions tout ça. Non pas que je sois un fervent adepte du purisme et de l'élitisme à tout prix (honte à moi, je lis des
livres traduits en français!), mais bon, parfois, il faut savoir distinguer le bon grain de l'ivraie...
Donc, reprenons...Quand on vous dit heroic fantasy, vous pensez à ça :
Ne dites pas non, je le sais. Et puis, c'est normal. Regardez cet homme, cette musculature, cette hache...Et pas un poil sous les
aisselles...Comme quoi, les héros d'heroic fantasy étaient en avance sur leur temps, de véritables métrosexuels avant l'heure... Enfin, fermons la parenthèse et reprenons... Pour tous, le héros
typique, c'est Conan le Barbare, irremplaçable, cultissime, immortalisé à l'écran par notre chasseur de Predators préféré, le grand, le beau, l'unique Schwarzie (oui, j'écris pas son nom
complet, c'est légèrement trop complexe pour moi...). Et donc, pour accompagner notre vénérable héros qui n'a peur de rien, 150 kilos de muscles pour environ 3g de matière grise, celui qui n'a
pas peur d'affronter seul tous les démons de toutes les mythologies disparues et à venir, il y a :
La jeune demoiselle, pas souvent en détresse, avec plus de ressources qu'on ne pourrait le soupçonner au premier abord. Toujours jolie,
souvent fatale, parfois nue, mais sachant porter le voile et le string avec grâce, on en tombe toujours tout de suite follement amoureux. Mais pas notre héros, oh non. Notre héros (cf. plus haut)
n'a pas besoin d'amour. Seulement parfois d'un fourreau où reposer son épée entre deux combats (oui, il y a bien dans la phrase précédente une allusion subtile mais néanmoins perverse aux
occupations nocturnes de notre brute épilée). Pendant que la demoiselle se pâme devant ses beaux muscles, notre héros tranche, découpe, égorge et se prépare un curry au gobelin bien épicé pour le
dîner.
A quoi sert donc la belle alors? Et bien, à appâter le lecteur mâle, pardi ! Et souvent aussi à rendre le héros plus humain...Elle le
trahit parfois, le manipule avec ses regards coquins et lui, ce triple idiot, se laisse prendre par les sentiments (et les hormones).
Voilà une brève présentation de l'heroic fantasy dans l'imaginaire commun. Mais vous vous doutez bien que ce n'est pas de ça qu'il s'agit ici.
Conan, c'est cool, mais ça évolué depuis.
Derniers Commentaires