Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /Jan /2008 09:18


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Il existe bien des univers dans les nœuds et les boucles du temps. Ils se croisent rarement et, pour la plupart, demeurent inconnus les uns des autres. C’est seulement en Fionavar, la création originelle dont toutes les autres sont le reflet imparfait, qu’a été rassemblé et sauvegardé le savoir qui permet de passer d’un univers à l’autre, mais les années n’ont pas épargné l’ancienne sagesse."


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Voilà, ça faisait longtemps que je n'avais rien écrit, et je me rattrape un peu aujourd'hui en vous présentant une trilogie que j'ai dévorée, même si elle n'est pas exempte de défauts. Bonne lecture!


Ze author

Au pays du bois d’érable, des pancakes et des tabernacles, on ne peut rien faire comme tout le monde. C’est ainsi qu’en 1954, à la naissance de leur fils chéri, M. et Mme Kay se disent que Guy, ça fait ringard, et Gavriel, ça fait original.

Et c’est ainsi que commence la vie de notre auteur qu’on aime, Guy Gavriel Kay. Traumatisé par ses prénoms, le petit Gavriel tourne mal, et au lieu de se lancer dans la théologie et les cultes satanistes, il préfère commencer une carrière de philosophe. Il se tourne ensuite vers des études de droit, ce qui est une très bonne voie pour entrer dans la littérature, il faut l’admettre.

Il devient donc scénariste pour Scales of Justice de 1982 à 1989, une série produite par Radio-Canada, bénéficiant d’un budget colossal et d’effets spéciaux impressionnants encore jamais vus à la radio !

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Guy Gavriel Kay tente d'hypnotiser Jérôme Bonaldi

Au même moment, il commence à rédiger ses premiers romans, c’est-à-dire les trois volumes de La Tapisserie de Fionavar. On ne va pas s’étaler dessus pour l’instant. Il faut quand même préciser que la trilogie est très bien accueillie et le deuxième volume, Le Feu vagabond, reçoit le prix Casper du roman anglais en 1987 (le prix Casper a depuis été renommé prix Aurora…).

Par la suite, Gavriel continue d’écrire et développe un univers plus personnel, qui marie avec bonheur le genre de la fantasy et le roman historique, notamment dans Les Lions d’Al-Rassan et Tigane, pour lequel il reçoit encore une fois le prix Aurora en 1991.

Les livres de notre Canadien préféré (après Roch Voisine évidemment) ont été traduits dans le monde entier, ce qui fait de lui l’un des auteurs du pays à la feuille d’érable les plus lus actuellement.

Parmi ses hobbies, il adore, je cite : « Courir nu dans la neige en compagnie de Couillu le Caribou et de Roch Voisine, ce dernier uniquement vêtu de sa guitare, et demander à Natasha St-Pier de pomper plus fort parce qu’il sent monter la sève, sous le regard attendri de René qui tente de refaire un gosse à Céline, le tout en beuglant à tue-tête ‘Tabernacle !!’.

Maintenant, voyons voir La Tapisserie



Ze Synopsis

Exceptionnellement, je vais faire un résumé par livre, donc attention aux spoilers ! Je vais quand même demeurer très vague, pour ne pas gâcher votre plaisir. Go go go !

Tome 1 : L'Arbre de l'Eté (The Summer Tree)

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Ils sont cinq pour défendre la Terre. Ils n’ont pour cela que leur courage, il est inscrit sur chaque trait de leur visage : on les appelle Les Samouraïs de l’Eternel !

Oups, mince, désolé, je me trompe d’intro >_< Il n’empêche que je suis dégoûté, je n’ai jamais vu la fin des Samouraïs de l’Eternel…Enfin…

Ils sont cinq jeunes de Toronto, hommes et femmes, étudiants ou déjà dans la vie active, modernes et bien de ce monde. Et puis un soir, comme ça, ils rencontrent un type qui leur dit qu’il est un mage et qu’il a besoin d’eux, et un nain qui dit être « la source » du mage… Mouais, pas crédible tout ça, me direz-vous… Et bien, ni une ni deux, voilà-t’y-pas que nos jeunes gens décident de suivre ces deux personnages louches dans un autre monde, à savoir Fionavar, le Grand Univers, où se déroule une guerre sans merci entre les gentils et les méchants (en gros). En effet, Sauron…Euh, non, lui, c’est un autre bouquin… Je veux dire, Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé le moyen de se libérer de sa prison millénaire. Rakoth Maugrim donc, décide de s’attaquer tout d’abord au royaume de Brennin, puisque le vieux roi n’a pas renouvelé le pacte avec les dieux en se sacrifiant sur l’Arbre de l’Eté. Pour sauver le royaume d’une fin certaine, il faut que le vieux roi se sacrifie, ou que quelqu’un se sacrifie à sa place. Tadaaam!


Tome 2 : Le Feu vagabond (The Wandering Fire)

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Attention, spoilers!!!!!

Kim est devenue la grande prêtresse du Brennin et décide de retourner sur Terre, à Stonehenge, pour aller demander l’aide du légendaire roi Arthur Pendragon, seul capable d’affronter à Rakoth Maugrim. Pendant ce temps, le grand méchant plonge Fionavar dans un hiver éternel. Pour contrer cette malédiction, ils doivent combattre sa source, c’est-à-dire Metran, autrefois premier mage du Brennin, maintenant allié des Ténèbres. Pour ce faire, ils doivent faire appel à des héros mythiques, et faire revivre le passé, malgré la douleur (oui, ils ont déjà Arthur, donc ils vont trouver Lancelot, ce salaud, pour recommencer l’histoire de la reine adultère et tout ça…Pfff…)


Tome 3 : La Voie obscure (The Darkest Road)

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Attention, spoilers!!!!!

Lors de la bataille contre Metran, le mage Loren  Mantel d’Argent a perdu tous ses pouvoirs. Il décide donc d’aider son ancienne Source, le nain Matt Soren, a reprendre le trône des nains, qui lui revient de droit, afin d’empêcher que son peuple ne se tourne du côté des méchants.

On assiste aussi à la bataille finale qui, comme d’habitude, semble être méchamment à l’ avantage de Rakoth Maugrim, qui a quand quelques buts d’avance. Mais c’est sans compter l’entrée en cours de jeu de Darien, son fils issu du viol de petit tricheur  (grattez votre écran pour lire ce qui est écrit en-dessous !). Que va-t-il se passer ? Arthur parviendra-t-il à conserver Guenièvre ? Lancelot apprendra-t-il à respecter son roi, à être un chevalier avant d’être un coureur de jupons ? Rakoth Maugrim remportera-t-il la coupe de Méchant de l’Année ? Jouera-t-il son dernier atout, à savoir le nain Nicolatt Sarkozen, pour semer le trouble chez les nains et les lios alfars ? Vous le saurez en lisant la trilogie de Guy Gavriel Kay !


Ce que j'en pense

Hmm…Alors, je vais être clair et net : je conseillerai La Tapisserie de Fionavar a toute personne qui n’a jamais lu d’heroic-fantasy, et même à ceux qui en ont lu un gros paquet. Evidemment, si on est un tant soit peu critique, on ne peut que constater les similitudes frappantes existant entre cette trilogie et la trilogie la plus célèbre du monde, Le Seigneur des Anneaux :

-             - La découpe des trois volumes ressemble beaucoup à l’organisation de l’œuvre de Tolkien (même si, je le répète, Tolkien avait tout écrit d’une seul pièce), à savoir volume 1 : présentation/volume 2 : bataille importante, les gentils gagnent, mais la situation est désespérée/volume 3 : rien ne semble pouvoir arrêter le grand méchant, il y a une grande bataille rangée entre les armées et en même temps, une personne qui s’infiltre chez le méchant et qui apporte la victoire.

-              - Le grand méchant est un grand méchant, un dieu renégat

-               - Euh…Les orques, les elfes, les nains…

Et puis… Ben en fait, c’est tout, vraiment pour les ressemblances.

Autre critique : c’est quand même hallucinant la manière dont nos jeunes gens débarquent à Fionavar sans vraiment se remettre en question… Ils s’adaptent très rapidement à ce nouvel univers et à ses règles sans aucun souci : peut-être une capacité spéciale propre aux Canadiens ?

Puis, il y a quand même beaucoup de personnages, beaucoup de choses à comprendre, à retenir, sous peine de passer à côté d’un élément important de l’histoire. L’auteur nous balance un peu tout à la figure au risque de nous abrutir. D’ailleurs, cette impression de mélange, de désordre, doit venir du fait que Guy Gavriel Kay s’inspire ouvertement d’autres œuvres bien connues, et sa trilogie, au premier abord, ne semble être qu’un pot-pourri de mythes et légendes existants, et de livres déjà publiés (Le Seigneur des Anneaux, Les Chroniques de Narnia…).

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Mais le Canada, ce n'est pas que le hockey  et la feuille d'érable ! C'est aussi le Canadair!

Maintenant ce que j’aime…Bon, j’avoue, j’ai fini la trilogie en 3 jours…Donc j’ai été littéralement aspiré par cette histoire : on éprouve joie, peine, espoir, enfin, on passe par toute la palette des sentiments, et même si c’est parfois un peu pénible (l’amûûûûr entre Guenièvre et Arthur et Lancelot…Woot, ce que j’ai trouvé ça lourd !). La trilogie est éminemment épique et la manière d’écrire de Guy Gavriel Kay est particulièrement efficace, même si après trois livres, on se laisse quand même moins prendre et qu’on commence à trouver ses expressions très répétitives.

 

Et puis l’univers lui-même est d’une richesse impressionnante (malgré l’inspiration évidente de la légende arthurienne et la mythologie celtique), avec ses différentes magies (la magie de la Terre, la magie du Cor, etc.), ses différentes races très bien décrites (ah, les Paraiko !), les thèmes abordés sont intéressants (le contrecoup du pouvoir par exemple), et la trilogie est loin d’être aseptisée : on meurt, on souffre, on viole… Certains passages sont d’ailleurs extrêmement durs, mais on poursuit sa lecture.

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Lancelot, tête de veau! Comment ça, je l'aime pas?

 

Et malgré la multiplication des personnages, les personnages sont le plus souvent très attachants, très profonds, et évoluent de manière significative tout au long des chapitres (mention spéciale pour Dave/Davor, Paul/Pwyll et Kevin – surtout ce dernier…). J’ai une préférence marquée pour Diarmuid, flamboyant, beau parleur, dragueur, tête brûlée, et pourtant, ce que j’ai pleuré…

 

Enfin, malgré tous ses défauts, La Tapisserie de Fionavar est une trilogie à lire impérativement, parce que malgré sa facture très classique, elle n’en demeure pas moins riche, captivante et épique. J’ai dit plus tôt que cette trilogie ressemblait à un pot-pourri : effectivement, il y a peu d’originalité ici, mais l’écriture est efficace, et l’histoire intéressante, alors pourquoi s’en priver ? Oui, je crois que le grand mérite de Guy Gavriel Kay en écrivant sa trilogie a été de si bien marier l’épopée qu’est La Tapisserie à la description de l’intimité de chaque personnage. Et bé, vous attendez quoi ? Courez à la librairie la plus proche !



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Inga Skaya, Miss Canada 2007 : parce qu'il n'y a pas que les chanteurs de variété, le hockey, les pancakes, les Canadairs et les rennes au Canada.
Par Jérôme - Publié dans : Présentations et critiques de livres - Communauté : Autres Mondes...
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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 10:51

D'autres mouvements attirèrent l'attention de Richard. Sondant la piste, il constata que la femme était suivie. Trois hommes – non, quatre ! – habillés de manteaux à capuche de forestiers. Passant furtivement de rocher en arbre et d'arbre en rocher, ils restaient à bonne distance de la voyageuse – sans jamais la quitter des yeux.

Richard se tendit, tous les sens en alerte.

Ces hommes traquaient une proie.

De toute évidence, il venait de rencontrer le troisième enfant du mal.





Ca faisait longtemps hein ? Et oui, toujours là, toujours prêt à partager avec vous ses coups de cœur (et ses pas coups de cœur…), le Jer is back dans la place…

Aujourd’hui petit topo sur une série… Enfin, un seul livre, je n’ai lu que le premier tome et je ne pense pas lire la suite un jour… Oups, effet de surprise raté… Alors allons droit à l’essentiel.


 

L'auteur

Terry Goodkind a le même prénom qu’un de mes auteurs favoris, Terry Pratchett ! Et je crois bien que les similitudes s’arrêtent là…

En 1948, dans la petite bourgade d’Omaha dans le Nebraska, Terru Goodkind pousse son premier cri. Ses parents sont alors loin de se douter qu’ils viennent de mettre au monde un des futurs écrivains d’heroic fantasy les plus connus au monde (et peut-être le plus riche par la même occasion…). D’autre part, sa vocation est d’autant moins évidente qu’il souffre de dyslexie. Terry Goodkind accumule les petits boulots : il fait charpentier, fabriquant de violons, restaurateur d’antiquités et parvient même à se faire relativement connaître pour ses peintures marines et ses animaux sauvages (quelle originalité…). Et pis, un beau jour de l’an de grâce 1993, pendant que sa femme construit leur maison, il s’attelle à l’écriture de son premier livre La Première Leçon du Sorcier. Oui oui, sa femme construit et il écrit. Moi aussi je suis pour la parité et l’égalité des sexes hein, non mais…



Une bonne tête de winner lui...

Résultat : il vend des livres par millions à travers le monde et sa série L’Epée de Vérité devient un méga-super-best-seller international de mort qui tue. Et oui, l’heroic fantasy à l’eau de rose, c’est plutôt vendeur on dirait… En gros, la série compte 10 volumes tous plus épais les uns que les autres, et il paraît qu’on y trouve tout plein de réflexions carrément philosophiques tout ça, réflexions qui feraient que L’Epee de Verite ne serait pas simplement une énième série de fantasy, mais beaucoup beaucoup plus que ça, oui ma p’tite dame.


Synopsis


Il était une fois un gentil garde forestier qui s’appelait Richard Cypher (déjà, le nom à coucher dehors… Je sais pas pour vous, mais moi je trouve pas très cohérent « Richard » et « Cypher » accolés…). Donc notre gentil forestier, il vit dans la forêt, à l’écart d’un petit village paumé qu’il protège tant bien que mal. Et un jour, vlan, voilà-t-y pas qu’il fait embarquer dans une histoire pas croyable avec une meuf et… Euh, je la refais. Un jour pendant qu’il patrouille, il aperçoit une jeune femme (évidemment, elle est belle, d’une beauté à couper le souffle, des jambes parfaites et un décolleté magnifique) qui est poursuivie par trois petits cochons individus à la mine patibulaire. Ni une ni deux, prenant son courage à deux mains et dans l’espoir d’avoir ensuite une récompense bien méritée, Richard va sauver la damoiselle en détresse et comble de malchance, tombe follement amoureux d’elle : c’est le coup de foudre, comme un ouragan qui passait sur moi étoussa koi. Reconnaissante, elle lui apprend qu’elle s’appelle Kahlan et… C’est tout… Belle récompense me direz-vous. D’autant plus que cette rencontre va bouleverser la vie de notre ami, qui se retrouvera embarqué dans une histoire pour sauver Hartland, envahie par des créatures monstrueuses. Seul le vieil ami de Richard, Zedd l’ermite, peut lui venir en aide.



Darken Rahl lors d'un cosplay où il a gagné le premier prix

 

En effet, on apprend, coup de théâtre phénoménal, que Zedd est un Sorcier important. Il remet l’Epée de Vérité à Richard, qui deviendra ainsi « sourcier » et portera, tel Atlas, le poids du monde sur ses frêles épaules en s’opposant à Darken Rahl, mage dictateur, un vrai méchant avec un nom qui le dit bien (quand même, c’est un peu gros, Dark Vador est un peu passé par là…). Là, ça me fait tellement plaisir que je me sens obligé de citer le résumé officiel des éditions Bragelonne : « Ainsi commence une extraordinaire quête à travers les ténèbres. Au nom de l’amour. A n’importe quel prix. » C’est beau. On croirait presque du Ronsard.

 

Ce que j'en pense

 

 

Hmm… Alors, je commence par les points positifs : le principe même de l’Epée de Vérité est une trouvaille excellent je dois dire. Je vous explique le schmilblick. C’est une arme magique portée par un Sourcier et remise à ce dernier par un Sorcier de premier ordre. Il y a évidemment eu des Sourciers non-officiels, ceux qui ont trouvé l’épée ou l’ont volée. Mais un authentique Sourcier est bien différent : l’épée lui est remise par un Sorcier et il peut alors utiliser son pouvoir de Sourcier même sans l’épée en main. Sur la garde de l’épée, le mot vérité est incrusté en lettres d’or, et els esprits des anciens sourciers peuvent intervenir pour aider ou guider le Sourcier actuel.

 


Le pouvoir le plus intéressant de l’épée, ce qui fait son originalité, c’est qu’elle est une arme à double tranchant. Elle augmente la fureur de son porteur, et lui fait ressentir une douleur intense à chaque mise à mort. Il n’y a qu’une seule parade à cette douleur, c’est le juste courroux du Sourcier : si la colère est juste, la douleur est atténuée et ne risque pas de détruire le Sourcier. Si le Sourcier, avant la mise à mort, parvient à tout pardonner à sa victime, la lame vire au blanc et le Sourcier peut alors tuer un innocent. Et c’est là tout le problème : l’innocence de tout un chacun dépend du point de vue du Sourcier…


Donc voilà, l’Epée de Vérité est une trouvaille pas mal, qui fait beaucoup au charme de cette série. En fait, je dois avouer que j’ai dévoré le premier livre : le style est fluide, le scenario avance bien, il y a moult rebondissements à la clé et il y a un petit je-ne-sais-quoi qui donne envie d’avancer et de connaître la suite. Et puis, j’ai fini le bouquin, j’ai posé le livre, j’ai regardé mon frère (qui avait aussi très rapidement lu le livre) et on a eu la même réflexion : « C’est cul-cul la praline hein… ». Et oui, voilà le gros problème, selon moi, de ce premier livre : c’est souvent TRES gnangnan… L’amour machin chose, Kahlan tu es belle, Richard tu es fort, je t’aime, nous nous aimons, nous vaincrons le Mal ensemble et nous aurons plein de petits bébés et nous sauverons le monde par la force de notre amour. Ok, je caricature peut-être un peu… Mais j’ai lu ça il y a quelques années et c’est la seule chose dont je me souviens… Ah, si, il y a aussi un gros truc incohérent à la toute fin du livre qui m’a longtemps turlupiné. Peut-être que la réponse se trouve dans la suite, mais bon…

 

What is love ? Baby don't hurt me, don't hurt me no more


Ah, et dernière chose à noter, un truc qui va paraître trop « wouaw, trop bien trouvé », mais qui en fait est complètement bidon. Chaque volume est axé autour d’une leçon de sorcier que les zéros vont découvrir pendant leurs aventures. A première vue, ça peut donner des choses intéressantes. Mais quand la première leçon consiste en : « Les gens ont tendance à tenir pour vrai ce qu’ils souhaitent être la vérité ou ce qu’ils redoutent être la vérité » ; qu’une autre consiste en « La vie est le futur, pas le passé » et d’autres choses du même acabit… Et bé, je cherche encore la dimension quasiment philosophique de tout ça. Eclairez ma lanterne pliiiize.

Alors… Moi, je vous dirais de le lire pour vous faire une opinion… C’est quand même une série qui s’est vendue à des millions d’exemplaires à travers le monde. Et j’ai probablement des goûts douteux.


Je veux entendre ton cœur qui bat
tu sais, je crois qu'il chante pour moi
Mais en douceur, comme ça tout bas, comme un sourd
Mon cœur lui s'emballe, il vole haut, peut-être un peu trop haut pour moi


Par Jérôme - Publié dans : Présentations et critiques de livres - Communauté : Autres Mondes...
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 09:29
Ce texte constitue une (première ?) exception à la règle de ce blog... Ca n'a rien à voir avec de la fantasy, et quant à savoir si ça a un rapport avec ma vie... On verra bien...

Chacun a ses priorités dans la vie. Certains la carrière, le fric, le boulot, d'autres la connaissance, le savoir, le partage, et d'autres encore c'est l'amour, l'amitié, les grands sentiments. Chacun a sa conception d'une vie réussie, d'un parcours idéal, et de ce qu'il lui faut pour être complet, pour se sentir un.
Comment faire quand on a perdu ce qui comptait le plus ?
Comment faire quand on avait ce qu'il nous fallait et qu'on l'a laissé partir ? Et même pire, comment faire quand on est responsable de sa perte ? Est-ce que je suis un monstre pour t'avoir perdue et ne pas en parler autour de moi ? Je me rattrape alors...

Des années derrière nous... Six ans exactement, six ans de galère, de déchirures, de guerres mondiales, mais aussi six ans de bonheur, d'amour, de fous rires et de tendresse, six ans pour se connaître sur le bout des doigts, pour connaître par coeur tes moindres courbes, ta mimique la plus discrète.
Et puis les circonstances de la vie, les difficultés qui font peur, qui empêchent d'avancer, qui se dressent comme autant de Grandes Murailles de Chine et voilà que j'ai peur et que je perds tout.

Et soudain, tu te retrouves seul dans la nuit...

Tu avais une constellation à toi, qui brillait tellement fort que tu pouvais marcher les yeux fermés, parce qu'elle guidait tes pas, elle te parlait dans l'obscurité. Une constellation aux mille étoiles, plus intense que la lune, plus chaude que le soleil. Et tu l'as perdue. Elle s'est éteinte et tu ne peux plus la rallumer parce que c'est toi qui as tout gâché, du jour au lendemain, parce que tu es faible, tu es lâche, tu as cru que tu pourrais faire sans.

Et soudain, au milieu de l'obscurité, une autre étoile se met à briller, très fort, d'un seul coup, et tu oses espérer que peut-être, peut-être, tout espoir est permis et que cette nouvelle étoile te sauvera et te donnera une nouvelle direction. Alors tu la suis, le coeur gonflé de foi, certain que tu es chanceux et que voilà, cette nouvelle étoile est un nouveau départ... Elle avait juste oublié de te prévenir qu'elle n'était qu'une étoile filante. Et elle disparaît aussi vite qu'elle est apparue, te laissant encore plus seul et désemparé parce que tu avais cru...

Avais-tu le droit de croire autant à ta chance ? Toi, l'égoïste, le lâche, celui qui a tout gâché, qui a tout perdu... Toi qui n'as pas su, pas pu, pas fait ce qu'il fallait.

Et maintenant, tu te retrouves seul au milieu de la nuit, encore une fois, et tu regardes les étoiles qui demeurent loin là haut. Elles ne te parlent plus, elles ne t'entendent plus. Elles ne te regardent même plus, parce que tu n'inspires plus ni pitié ni compassion. Tu dégoûtes les autres, dégoûté de toi-même. Tu erres un peu de ci de là, tu regardes tes mains inutiles, tu regardes tes pieds qui ne te mènent nulle part. Tu lèves la tête, tu tends le bras, mais plus d'étoiles, plus de constellation. Et tu es seul.

Et tu veux te consumer, brûler jusqu'au bout de la nuit, te brûler les ailes, ces ailes que tu n'as plus. Tu souhaites seulement t'en mettre plein la tête pour ne plus penser, et quand enfin tu ne penses plus... Il n'y a plus que le vide, le froid, la solitude qui te font frissonner et il n'y a plus que tes bras pour te réchauffer.

Tu ne veux même pas que le jour vienne... Parce que ce ne sera qu'un jour de plus, un jour à ne pas savoir qu'en faire, un jour à attendre venir la nuit. L'obscurité. Le froid.

Pardon.
Par Jérôme
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  • : Voilà un petit blog sans grande ambition, juste pour partager avec vous mon intérêt pour la littérature d'heroic fantasy. J'y présente les livres que j'ai lus (et uniquement ceux que j'ai lus, par souci d'honnêteté intellectuelle) et certains auteurs. Ton léger, humour et pas de prise de tête : faisons un peu travailler notre imagination!
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