Lundi 3 décembre 2007
Je vous souhaite, à toutes et à tous, la bienvenue dans ma modeste auberge. Ici, nous nous réunirons pour discuter de nos lectures autour d'un bon feu, dégustant du vin aux épices pendant que mijote le ragoût.
Enfin, pour faire simple, ce petit blog n'a d'autre ambition que de parler un peu d'heroic fantasy, essentiellement d'un point de vue littéraire. 
J'y parlerai des livres que j'ai lus, je donnerai mon avis (qui, je le dis déjà, n'engage que moi...) et j'essaierai de vous inciter à les lire!

Dans les grandes lignes, et à (très?) long terme, je ferai une page de définition de la littérature d'heroic fantasy, avec des images étoussa, puis présentation de différents cycles, et probablement des pages consacrées aux auteurs les plus importants.

Voilà voilà! En attendant de partir à l'aventure pour mater Amis du Ténébreux, Uruk Hai et Moredhels, reposez-vous bien et écoutez la brise d'automne, chargée de prophéties, de mystères, et oubliez tout ce qu'on vous a appris : les légendes ne sont pas toujours des légendes...

Jérôme


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Et pour bien commencer, une ch'tite blague!

C'est tout un régiment d'orques qui patrouille dans une forêt. Soudain, voilà qu'ils entendent une voix qui vient d'un buisson. C'est un nain qui chante à tue-tête: " Un orque ne vaut pas un nain!"  Furieux, le chef orque demande à un de ses sbires d'aller régler son compte au nain. Il s'exécute... et ne revient pas...
Et le nain recommence à chanter : " Dix orques ne valent pas un nain!" Encore plus en colère, le chef envoie dix de ses orques. Et après des secondes interminables, où on n'entend que le fracas des armes et des râles d'agonie provenant du buisson, c'est soudain le silence...
Et rebelote, le nain se met à chanter : " vingt orques ne valent pas un nain!"
Le chef orque envoie vingt de ses meilleurs guerriers, et encore une fois, on entend des cris de bataille et des bruits de crânes brisés. Soudain, un des orques émerge du buisson, le visage en sang, les genoux tremblants, et il dit à son chef :
"Chef, chef! jé pu m'enfuir! Cé un vrai massak' là-bas! On est tombé dan z'une embuskad' !
- Komen sa?? C'été pa z'un nain?
- Noooon chef...Ils z'été deux..."

p.s.: oui, l'orque parle le sms...
Par Jérôme
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Mercredi 5 décembre 2007
Aujourd'hui, il faut admettre que l'heroic fantasy, c'est à la mode. Et oui, qui n'a pas vu ou entendu parler des adaptations au cinéma du Seigneur des Anneaux, de Harry Potter, des Chroniques de Narnia et toute la bande ? Impossible de passer à côté. Et il faut aussi admettre que les réactions habituelles, c'est :
"OUAAAHHH!!! Il est trop bôôôôô Legolaaaaas!!" (imaginez les yeux de merlan frit...)
ou
"Aragorn, il a trop la classe, ce mec."
et enfin
"Ouais, l'heroic fantasy, c'est bien, parce qu'il y a tout plein d'effets spéciaux. Et puis, heureusement que ça sort en film, parce que moi, j'aime pas lire, et un livre de plus de 300 pages...Quoi? Pas UN livre? Trois livres pour Le Seigneur des Anneaux? ....Euh...Le ciné, c'est trop d'la balle!!"

Alors, oublions tout ça. Non pas que je sois un fervent adepte du purisme et de l'élitisme à tout prix (honte à moi, je lis des livres traduits en français!), mais bon, parfois, il faut savoir distinguer le bon grain de l'ivraie...

Donc, reprenons...Quand on vous dit heroic fantasy, vous pensez à ça :

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Ne dites pas non, je le sais. Et puis, c'est normal. Regardez cet homme, cette musculature, cette hache...Et pas un poil sous les aisselles...Comme quoi, les héros d'heroic fantasy étaient en avance sur leur temps, de véritables métrosexuels avant l'heure... Enfin, fermons la parenthèse et reprenons... Pour tous, le héros typique, c'est Conan le Barbare, irremplaçable, cultissime, immortalisé à l'écran par  notre chasseur de Predators préféré, le grand, le beau, l'unique Schwarzie (oui, j'écris pas son nom complet, c'est légèrement trop complexe pour moi...). Et donc, pour accompagner notre vénérable héros qui n'a peur de rien, 150 kilos de muscles pour environ 3g de matière grise, celui qui n'a pas peur d'affronter seul tous les démons de toutes les mythologies disparues et à venir, il y a :

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La jeune demoiselle, pas souvent en détresse, avec plus de ressources qu'on ne pourrait le soupçonner au premier abord. Toujours jolie, souvent fatale, parfois nue, mais sachant porter le voile et le string avec grâce, on en tombe toujours tout de suite follement amoureux. Mais pas notre héros, oh non. Notre héros (cf. plus haut) n'a pas besoin d'amour. Seulement parfois d'un fourreau où reposer son épée entre deux combats (oui, il y a bien dans la phrase précédente une allusion subtile mais néanmoins perverse aux occupations nocturnes de notre brute épilée). Pendant que la demoiselle se pâme devant ses beaux muscles, notre héros tranche, découpe, égorge et se prépare un curry au gobelin bien épicé pour le dîner.
A quoi sert donc la belle alors? Et bien, à appâter le lecteur mâle, pardi ! Et souvent aussi à rendre le héros plus humain...Elle le trahit parfois, le manipule avec ses regards coquins et lui, ce triple idiot, se laisse prendre par les sentiments (et les hormones).

Voilà une brève présentation de l'heroic fantasy dans l'imaginaire commun. Mais vous vous doutez bien que ce n'est pas de ça qu'il s'agit ici. Conan, c'est cool, mais ça évolué depuis.
Par Jérôme - Publié dans : Introduction à la fantasy - Communauté : Autres Mondes...
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Mercredi 5 décembre 2007
On considère généralement que  l'heroic fantasy commence avec Conan le Barbare, créé par Robert E. Howard en 1932, d'où l'image que conserve l'heroic fantasy encore aujourd'hui, avec ses héros musclés et bagarreurs, solitaires et égocentriques, ne servant aucune autre cause que la leur.  Ils se situent par delà le Bien et le Mal,  ils représentent une force pure, naturelle, le déferlement des pulsions les plus primaires chez l'homme. Ils évoluent dans un monde brutal où règne la loi du plus fort. Malheureusement, l'oeuvre originale de Howard a été pervertie à sa mort par un être abject qui ne mérite pas que son nom soit cité ici, qui réécrivit certains passages, et fit de Conan une parodie vulgaire de ce qu'il était. C'est pourquoi l'on retient l'image du barbare hyper-musclé entouré de superbes femmes aussi stupides que dénudées. Heureusement, justice a été rendue, et les textes originaux sont aujourd'hui disponibles.

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Après Conan, le genre muta profondément. Les héros, comme les univers évoluèrent dans différentes voies, ce qui a donné naissance à une profusion de sous-genres que je ne détaillerai pas ici. On parle aujourd'hui de dark fantasy, de light fantasy, de high fantasy et j'en passe.
Quoi qu'il en soit, le point commun à tous ces genres est l'univers présenté. Nous avons toujours affaire à un monde très proche du nôtre, tel qu'il était au Moyen-Age, avec ses seigneurs, ses paysans, ses guerres de pouvoir, etc. Il existe cependant dans ce monde des créatures imaginaires ( comme des trolls, des orques, des gobelins, des elfes...), et la magie, le plus souvent, occupe un rôle non négligeable.
Le héros, quand à lui, peut être un solitaire ténébreux, ou être entouré de personnages secondaires tous plus intéressants les uns que les autres (Le Cycle de l'Assassin Royal est, selon mon humble avis, exemplaire, et présente des personnages secondaires qui parviennent presque à éclipser Fitz, le héros).
Donc, pour résumé, heroic fantasy = Univers moyenâgeux + magie + créatures bizarres. Et il manque une chose à cette addition : il manque DU BRUIT ET DE LA FUREUR !! DU SANG!! MUAHAHAHA!! Euh, ok ok, je me calme...
Mais voilà, je crois que j'ai dit l'essentiel (de mon point de vue de lecteur lambda).

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Enfin, pourquoi lire de la fantasy ? Parce que, plus que n'importe quel autre genre, c'est un véritable échappatoire, un rêve. On respire avec nos héros, on tremble pour eux, on vit à travers eux leurs aventures. Le roman de fantasy, c'est le mélange du roman d'aventure, de l'épopée chevaleresque, du roman d'initiation et parfois , du roman politique (certaines intrigues étant particulièrement tordues et passionnantes - cf. : Le Trône de Fer de George R.R. Martin).

Et moi, j'aime.

Il est à noter, enfin, que la fantasy (heroic ou pas, on ne va pas chipoter, hein...) est reconnue comme un genre littéraire à part entière, digne d'être étudié à l'université et dans des centres de recherche sur la littérature, et n'est pas simplement, comme beaucoup de gens le croient - les préjugés ont la peau dure... -  un sous-genre, une sous-littérature. Il existe notamment à l'université de lettres de Montpellier un centre de recherches sur l'imaginaire où on étudie la littérature qui nous intéresse présentement.

Jérôme
Par Jérôme - Publié dans : Introduction à la fantasy - Communauté : Autres Mondes...
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  • : Voilà un petit blog sans grande ambition, juste pour partager avec vous mon intérêt pour la littérature d'heroic fantasy. J'y présente les livres que j'ai lus (et uniquement ceux que j'ai lus, par souci d'honnêteté intellectuelle) et certains auteurs. Ton léger, humour et pas de prise de tête : faisons un peu travailler notre imagination!
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